LE GRAND MALENTENDU
Un film de Dominique DELATTRE
Documentaire: 52 mn.

Absentéisme, échec scolaire, violence. Pourquoi l'école d'un côté et les parents de l'autre s'en rejettent-ils la responsabilité ?
Trois établissements, deux en Seine-Saint-Denis et un au sud de Lyon ont été suivis pendant un an. Ils ont vécu des difficultés, mais les ont surmontées grâce à une équipe pédagogique soudée et un projet de partenariat avec les parents.
Philippe MEIRIEU remet en perspective les relations parents-école et la place de l'École de la République vis à vis de la famille.

RELATIONS PARENTS-ÉCOLE

Prod. 2004 : La CATHODE, Télessonne, CNC, Conseil Générale de Seine-Saint-Denis, Ministère des Affaires Sociales : Direction Générale de l'Action Sociale, Centre des Tilleuls de Blanc-Mesnil

Contact La CATHODE : Charlotte QUINETTE
Tel : 01 48 30 81 60 / Fax : 01 48 30 81 26
E-mail : la.cathode@wanadoo.fr
119 rue Pierre Sémard 93000 Bobigny
Claudie JOUANDON Attachée de presse 06 12 07 91 17
Cécile VÉDILLE Photos : 06 60 68 01 27


SOMMAIRE

Résumé / Fiche technique
Synopsis
Séquences du film
Le vrai danger par Philippe MEIRIEU (directeur de l’IUFM de Lyon)
• « Un souvenir douloureux de l’école… » Entretien avec le réalisateur, Dominique DELATTRE
« Changer de regard sur l’autre » Dominique DELATTRE
Filmographie du réalisateur
Adresses / Bibliographie / Sites ressources

 


LE GRAND MALENTENDU
Dominique DELATTRE
Documentaire de création 52 mn – 2004

Résumé

Absentéisme, échec scolaire, violence. Pourquoi l'école d'un côté et les parents de l'autre s'en rejettent-ils la responsabilité ?
Trois établissements, deux en Seine-Saint-Denis et un au sud de Lyon ont été suivis pendant un an. Ils ont vécu des difficultés, mais les ont surmontées grâce à une équipe pédagogique soudée et un projet de partenariat avec les parents.
Philippe MEIRIEU remet en perspective les relations parents-école et la place de l'École de la République vis à vis de la famille.

Fiche technique

Documentaire 2003
Durée 52 mn
Format Dvcam-Diff et master Beta SP

Réalisateur : Dominique DELATTRE

Image et son : Jean-Marc SELVA, Saci OURABAH, Olivier BORDERIE, Dominique DELATTRE

Montage : Dominique DELATTRE, Christobal SEVILLA

Musique : Victor LAFFERRIERE

Mixage : Sophie BOMMART

Production : La CATHODE - Gabriel GONNET
TELESSONNE - Frédéric LOUIS

Avec le soutien du Ministère des affaires sociales : Direction Générale de l’Action Sociales
du Centre Nationale de la Cinématographie,
du Conseil Général de la Seine Saint-Denis,
du Centre Social des Tilleuls de Blanc-Mesnil

Dominique DELATTRE

Né en 1949, formé aux arts plastiques, il débutera son itinéraire vers le cinéma dans le dessin animé chez Jean Image. Diplômé de l’Institut cinématographique de Cannes, d’une maîtrise de cinéma à l’Université Paris VIII, il se tourne vers l’audiovisuel en réalisant quelques films de commande, tout en dispensant parallèlement des formations à la communication.

En 1987, il part pour l’Amérique Latine, où il vivra 3 ans, réalisant plusieurs reportages pour Canal 5, chaîne publique d’Uruguay, ainsi que des films de commande. Parallèlement, il dispensera des cours de cinéma à l’Université Catholique de Montévidéo et animera plusieurs ateliers vidéo au British Collège. Il fera également plusieurs conférences sur la décentralisation des médias en France (surtout France 3) organisées par la Mairie de Montevideo ou des Instituts de recherche Uruguayens.

De retour en France, il anime de nombreux ateliers de pratiques artistiques à La Maison de Geste et de l’Image et poursuit ses activités de formation au Centre de formation des Gobelins. Il animera également des formations à «la lettre vidéo» pour des enseignants du secondaire, organisées par le Centre International d’Etudes Pédagogiques de Sèvres. Il rejoint l’équipe de La CATHODE en 1993 et met en place un secteur d’ateliers vidéo. Le film d’un des ateliers, MÉLI MÉLO qu’il anime remportera le prix «coup de cœur» du Jury du Festival Arrimages de l’institut de Géographie.

Il réalise PHOTOS DE CLASSE un film de réflexion destiné aux enseignants et aux intervenants dans les ateliers. Dans la collection UN FILM POUR EN PARLER, il réalise « Le scénario conjugal » un film sur le couple et le divorce.
En 2003, il réalise le film LE GRAND MALENTENDU sur les relations parents-école. Une commande qui devient un documentaire. Plusieurs nouveaux projets liés à l’école ou autour de la scolarité sont en préparation. La ligne directrice semble de plus en plus se préciser autour d’un thème : le CONFLIT.

Actuellement, il est également chargé de cours à la faculté de Philippe Montaigne à Bordeaux.


SYNOPSIS


1er trimestre
Chacun d’eux ont vécu des difficultés, mais les ont surmontées grâce à une équipe soudée et un projet d’établissement favorisant un réel partenariat avec les parents.
Les relations entre professeurs et enseignants ont changé de nature. Les adultes se sont désolidarisés par rapport à l’enfant. Deux camps semblent s’opposer…
À l’IUFM de Créteil des jeunes enseignants stagiaires se forment à la relation parents-enseignants. Une question revient : comment faire venir les parents à l’école ?
Au collège Fabien à Montreuil, l’équipe pédagogique en partenariat avec un réseau d’associations de la ville, invite et accueille les parents pour visiter l’établissement et expliquer le fonctionnement du collège.
À l’école Marie Curie de Bobigny les maîtresses prennent le temps de recevoir d’expliquer et de rassurer les parents.

2 ème trimestre
À Saint-Didier, les réunions entre parents et enseignants sont régulières. Là non plus pas de jugements mais une recherche commune pour aider l’enfant.
Tout n’est pas facile pour autant dans le quotidien. Au collège Fabien, un élève cherche à couper le lien entre ses parents et le collège., tandis qu’une mère d’élève cherche des excuses pour son fils face au professeur de français.
À l’IUFM, les jeunes enseignants travaillent sur la rédaction du bulletin, document qui amènent à des dérives chez certains parents vu l’importance qu’il a en tant que trace dans le cursus scolaire et ses conséquences sur l’orientation.
Au collège Fabien, une réunion entre un père, son fils et l’équipe pédagogique tourne au vinaigre. L’enfant se croit tout puissant et cherche à diviser les adultes.

3 ème trimestre
C’est le printemps, une maman dirige à Saint-Didier l’atelier jardin. Les enfants, le directeur et un papa évoquent le remplacement d’une maîtresse par les parents, le temps que réagisse l’Inspection Académique…
Enseignants et parents ont l’habitude de se réunir. Ce soir ils échangent sur les méthodes d’évaluation. Comme quoi des parents peuvent s’intéresser à la pédagogie et des enseignants être ouverts à la discussion.
À l’école Marie Curie de Bobigny, les parents peuvent rentrer dans la classe, voir comment l’enseignant s’y prend avec les enfants.
Malgré une reprise de confiance des parents dans l’école, les mouvements de grève des enseignants sont mal ressentis par certains parents. L’intérêt individuel s’oppose à l’intérêt collectif.
Quelque temps plus tard les tensions sont apaisées, la remise des bulletins du 3 ème trimestre se déroule paisiblement et les enseignants prennent le temps d’expliquer aux parents où en sont leurs enfants.



Les Séquences du film


C’est la rentrée …

Séquence 1 : A l’école primaire Marie Curie de Bobigny (Seine-Saint-Denis) : une certaine tension !
• Une dispute entre un parent et des enseignants
• Présentation de l’école
• L’institutrice explique sa méthode pédagogique aux parents
• Propos de la directrice : "une école qui se dégradait…"

Séquence 2 : A l’école de Saint-Didier-sous-Riverie (Auvergne) : les parents entrent dans l’école !

• Propos du directeur sur l’autonomie des élèves
• « Les parents restaient à la porte… »
• Des bilans personnalisés

Séquence 3 : Au collège Fabien de Montreuil (Seine-Saint-Denis): un collège menacé de fermeture !
• Réunion-projet du collège
• Présentation du règlement aux parents

Des éléments de réflexions…

Séquence 4 : Rivalités ou ignorance entre parents et enseignants
• Historique sur les relations parents/école (Philippe MEIRIEU, directeur de l’IUFM de Lyon)
• Une question de pouvoir (Georges DUPON-LAHITTE, président de la FCPE)
• « Pas facile de porter les deux casquettes ! » (Catherine LE FICHANT, enseignante/parent)
• Parents qui testent les compétences du professeur (témoignage d’une jeune stagiaire)
• Des difficultés à convaincre les jeunes enseignants à se former aux relations - parents
(Philippe MEIRIEU, directeur de l’IUFM de Lyon)
• Comment faire venir les parents ? (formation à IUFM de Créteil)
• Des stratégies efficaces… ( M. THEODET, directeur du collège Fabien)


Des initiatives pour faire participer les parents…

Séquence 5 : Expliquer… se concerter… (collège Fabien)
• Faire visiter l’établissement : cette maison est la vôtre !
• Travailler en réseau avec les associations
• Expliquer le fonctionnement : le règlement et le carnet de correspondance

Séquence 6 : Rassurer … (école Marie Curie)
• Avant un départ en classe de nature
• S’expliquer, mais sans jugement et faire du conseil d’école une instance de décision
(la directrice, Véronique DECKER)
• Exemple de deux mères qui participent au conseil et à la vie de l’école

Séquence 7 : Trouver des solutions ensemble… (école de Saint-Didier)

• Réfléchir sur comment agir ensemble
• Un entretien avec Théo, ses parents et l’institutrice

Des difficultés…

Séquence 8 : Des stratégies de défense…
"Ma mère ne peut pas venir !"
• Les stratégies des élèves pour tenter d’éloigner leurs parents du collège (le conseiller pédagogique en éducation au collège Fabien)
• Une mère d’élève cherche à excuser son fils

Séquence 9 : Des dérives du Service public d’Education et des parents
• L’école doit garder son indépendance, mais mieux communiquer (Philippe MEIRIEU, directeur de l’IUFM de Lyon)
• Des parents qui négocient le bulletin en vue d’une l’orientation
• Contre les dérives qui remettent en cause la mixité sociale (Philippe MEIRIEU)
• Les comportements consuméristes (Christian JANET de la PEEP)

Séquence 10 : Le bulletin : une trace pour l’avenir
• Un conseil de classe
• La mère de Christophe reçoit son bulletin
• Le mauvais bulletin
• Comprendre certains parents qui désespèrent (Catherine Le Fichant)

Séquence 11 : LÕorientation : un couperet ?É
• Un échec d’orientation
• L’orientation doit s’effectuer avec les parents
• L’orientation n’est pas seulement l’affaire d l’école (George DUPON LAHITTE)

Séquence 12 : Quand l’enfant devient tout puissant…
• Le bilan scolaire de Jamil
• Jamil a disparu… Jamil jouait au foot dans la cité…Des tentatives de coopération…Séquence 13 : Des parents qui aident les instituteurs (école Saint-Didier)
• L’atelier jardin
• L’avis des enfants sur la participation des parents
• Les réactions de l’inspection d’Académie
• Un parent : « J’ai fait la classe… »

DES COOPÉRATIONS…

Séquence 13 : Des parents font la classe (école Saint-Didier)

• L’atelier jardin
• L’avis des enfants sur la participation des parents
• Les réactions de l’inspection d’Académie
• Un parent : «J’ai fait la classe…»

Séquence 14 : RŽunion parents enseignants sur lÕŽvaluation
• Pas de notes, système des ceintures
• Un parent s’inquiète pour l’entrée au collège
• Une bonne collaboration, des résultats positifs pour les enfants
• Les parents s’intéressent à la pédagogie parce qu’ils sont inquiets (Philippe MEIRIEU)

Séquence 15 : Des parents dans la classe (Žcole Marie Curie)
• Pourquoi faire entrer les parents dans une classe ?
• Une maman dans la classe
• La pédagogie

Séquence 16 : Réaction des parents face à la grève (école Marie Curie)

• La grève est reconductible
• Que deviennent les enfants ?
• Comprendre l’intérêt collectif (Philippe MEIRIEU)

Séquence 17 : Bilan avant les vacances (école Marie Curie)
• Remise des bulletin du 3ème trimestre
• Du travail à faire pendant les grandes vacances…
• Des bons résultats et du plaisir à venir à l’école
• A l’année prochaine…

"Le vrai danger" Philippe MEIRIEU, directeur de l’IUFM de Lyon


L’institution scolaire, aujourd’hui, n’est, me semble-t-il, pas menacée de manière grave par une privatisation officielle et institutionnelle. En revanche, elle est menacée par une débauche de démarches individuelles, par la montée de l’individualisme, qui fait qu’elle risque d’être le lieu de confrontations des intérêts individuels au lieu d’être l’occasion de construire le bien commun collectif. Et cela, parce que l’éducation est à la fois le secteur qui touche au plus intime des personnes, mais également au plus universel.

Quand je parle de mes propres enfants, je parle de l’intérêt que je leur porte, je parle du souci légitime que j’ai qu’ils réussissent, mais, en même temps, je parle de quelque chose de beaucoup plus général qui est l’avenir de la nation, c’est-à-dire l’intérêt que je peux avoir pour mon pays dans son ensemble. Et là, je crois que les français sont tous, enseignants et parents, porteurs d’un clivage intérieur.

En tant qu'individus privés, ils préfèreraient, pour la plupart, que leurs enfants soient à l'abri des mauvaises fréquentations, qu'ils bénéficient d'établissements avec des professeurs qui avivent et accompagnent des élèves bien choisis, et en même temps, les professeurs en particulier, (mais également, tout le peuple de gauche, comme on dit) en tant que citoyen, se rendent bien compte que ce n'est pas possible de laisser ainsi l'école devenir une juxtaposition de ghettos sociologiques. Ils conviennent que la mixité sociale, par exemple, est un enjeu fondamental et qu'il faut lutter pour la maintenir dans l'école.

Ce clivage est intérieur et en chacun de nous. On veut à la fois le bien-être de sa progéniture et une éducation qui réalise, ou qui permette de réaliser, ses convictions politiques (altermondialistes par exemple). La difficulté est donc de mettre en accord ce comportement privé et ses convictions publiques. Et, ce qu’on fait d’un côté, pour ses propres enfants et ce qu’on revendique de l’autre, en tant que parent d'élève, c’est ce qui pose problème aujourd'hui.Mais il faut souligner que c'est parce qu'il n'y a plus de bien commun éducatif que les intérêts individuels deviennent les seuls éléments qui gouvernent vraiment. Je crois que si l'on voulait aller vers un système éducatif plus régulé, plus harmonieux, plus conforme à l'intérêt de la nation, il faudrait pouvoir opposer à nos propres intérêts individuels, un bien commun clairement identifié. En l'absence de ce bien commun identifié, en l'absence d'objectif national clairement défini, ce sont les intérêts individuels, et eux seuls, qui font la loi. Or, avec les intérêts individuels, c'est une forme de libéralisation implicite qui se déroule sous nos yeux, y compris dans le service public d'éducation. Il ne faut pas croire que la libéralisation suppose la privatisation organisée. Dès lors que certains grands lycées organisent des systèmes de sélection très sophistiqués pour recruter leurs élèves, ils sont dans un système libéral tout en étant dans un service public. Le libéralisme peut venir gangrener le service public sans que celui-ci soit privatisé.

Je pense donc qu’aujourd'hui l’enjeu est extrêmement fort. Nous ne pouvons pas laisser le système aux mains des seuls intérêts individuels, aussi légitimes soient-ils. Il nous faut définir ensemble un bien commun collectif qui puisse servir, en quelque sorte de garant, de contre-poids aussi, à ces intérêts individuels qui nous envahissent de tous les côtés.

« UN SOUVENIR DOULOUREUX DE L’ECOLE… »
Entretien avec le réalisateur, Dominique DELATTRE

Un projet pas facile à mettre en place

• Quel est le point départ de la réalisation de ce film concernant les relations des parents et de l’institution scolaire : le contexte actuel, un désir personnel ou une commande ?


C’était une commande. Elle a été faite par le centre social du TILLEUL de Blanc-Mesnil, car dans ce centre, il y avait un groupe de femmes-relais : ce sont des femmes qui donnent de leur temps pour aider d’autres parents afin, notamment, de suivre les affaires scolaires de leurs enfants, parce qu’ils sont dans l’impossibilité de le faire seuls. Elles sont en quelque sorte des médiatrices qui les accompagnent lors des rencontres avec les enseignants, le directeur, ou le principal. C’est pourquoi La directrice de ce centre, qui les accueillait, a pensé qu’un film pourrait être utile sur le thème : parents/école, en s’appuyant sur le travail de ces femmes-relais.

• C’était en quelle année ?

C’était en 2001. Mais la mise en place de ce projet a été rapidement bloqué ; en effet, la municipalité ayant décidé d’introduire la police dans ce centre social, la directrice, qui m’avait sollicité pour faire ce film, a démissionné… Je n’avais donc plus d’interlocuteur principal pour répondre à cette commande.

Or, ce projet que j’avais commencé à mettre en forme m’intéressait, et j’ai donc décidé de chercher d’autres établissements où des expériences intéressantes de médiation s’organisaient. Dans un premier temps, je suis allé à Noisy-le-sec, au collège Olympe de Gouge dans le quartier du LONDEAU où avait été créé, depuis plusieurs années, un partenariat réel avec ARC-EN-CIEL, une association de femmes Relais. Mais, par malchance, le principal à l’origine de cette initiative quittait l’établissement, et son successeur ne jugeait plus utile de poursuivre cette expérience.

Il m’a donc fallu faire de nouvelles recherches, et c’est dans ces circonstances que j’ai trouvé le collège FABIEN à Montreuil qui est ainsi devenu ma base de référence pour ce travail. Je m’y suis rendu régulièrement toute l’année pour essayer de m’intégrer à l’équipe d’enseignants, et en quelque sorte, faire partie de la «famille». Il était important que je sois bien identifié et qu’un climat de confiance puisse s’établir afin de faciliter le tournage.

• Est-ce que malgré les dispositions que vous avez prises, vous avez rencontré des difficultés pour filmer certaines situations entre les parents et les enseignants ?

Ça a été très variable ! A l’école Saint Didier, par exemple, les parents et les enseignants formaient déjà une petite communauté, donc, à partir du moment où ils ont accepté ma présence, je n’ai eu aucun problème.

Au collège FABIEN, qui est un établissement beaucoup plus important, il ne m’a pas été possible de savoir à l’avance quels parents j’allais pouvoir rencontrer. Dans ces conditions, les tournages se sont fait grâce au CPE (Conseiller Pédagogique d’Education). Celui-ci m’avertissait en me signalant certaines situations qui pouvaient m’intéresser. Si l'on m’invitait à y participer, il me fallait donc arriver rapidement pour me présenter et pouvoir filmer.

Dans la troisième école à Bobigny, j’ai eu de très bons contacts avec la direction, mais au niveau des enseignants, la situation était assez délicate, d’abord parce qu’il y avait un autre tournage juste avant le mien, et parce qu’ensuite, plusieurs enseignants étaient plutôt méfiants. Il m’a fallu les rencontrer régulièrement dans l’école, même si je ne les filmais pas. Finalement, je suis entré dans quelques classes seulement en fin d’année. Il faut bien avouer que faire un suivi sur trois écoles en même temps, ce n’est pas si simple…


• Indépendamment du fait qu’il s’agissait d’une commande, est-ce que vous vous êtes senti personnellement impliquer dans ce projet ?

Dès que la directrice du centre de Blanc-Mesnil est venue nous faire part de ses intentions, j’ai tout de suite été intéressé ; ceci sans doute parce que je garde un souvenir douloureux de mes années d’école… Pour ceux de ma génération, les relations parents/professeurs n’existaient quasiment pas, et de toute façon, il était légitime qu’un enseignant vous donne un coup de règle sur la tête ou vous punisse sévèrement pour un devoir non rendu, ou un comportement qui lui déplaise. Les parents ne rentraient absolument pas dans ce genre de considérations, et donnaient, de toute façon, raison au professeur. C’est une chose qui m’a toujours paru difficile à accepter, et même blessé, parce que parfois j’en ai éprouvé une profonde injustice.

J’ai toujours regretté d’avoir vécu douloureusement cette période scolaire… Je me suis rendu compte au fur et à mesure, et après mon adolescence, qu’en réalité j’avais une soif de connaître… Mais, en ce qui concerne ma personnalité, je n’ai pas trouvé, dans ces circonstances-là, les moyens de stimuler cette envie d’apprendre…

Je n’ai eu qu’un seul professeur en 6ème qui a su nous donner le plaisir d’étudier… La mythologie grecque … C’était un rêve !…. Si tous les enseignants avaient pu être comme lui ! C’est l’école que j’aurais aimée avoir… L’école idéale…

UN FILM POUR RÉFLÉCHIR ET PROVOQUER LE DEBAT

• Par la diffusion de ce film, quels objectifs souhaiteriez-vous atteindre ?

Je souhaiterais provoquer un débat sur l’école. Si je n’ai choisi que des établissements où je savais qu’il y avait une volonté d’instaurer un dialogue et une concertation avec les parents, c’est qu’il me semblait important d’apporter des éléments positifs à la réflexion sur cette question.
Le but est également de pouvoir s’adresser à un plus grand nombre de parents et d’enseignants, et qu’à partir de là, sans forcément s’inspirer de ce qu’ils ont vu, ils puissent réfléchir et essayer de mettre en place une forme de concertation dans leur établissement.

Je crois qu’il est important que des parents puissent se rendre compte de l’utilité de rencontrer des associations ou des fédérations au lieu de se replier sur eux-mêmes dans un individualisme peu constructif. D’une part, ils seraient mieux informés pour assurer la sécurité de leurs enfants, dans la mesure où ils comprendraient mieux le fonctionnement de l’institution, d’autre part, Ils trouveraient de meilleures conditions pour penser et construire l’avenir non seulement de leurs enfants, mais aussi celui de l’école.

En ce qui concerne, les enseignants, cette ouverture sur le dialogue pourraient les aider à réfléchir sur leur pédagogie et le rôle que peuvent jouer les parents. En tout état de cause, cela devrait être plus positif que de leur fermer la porte au nez en leur disant que ce qui se passe à l’intérieur de l’école, ce n’est pas leurs oignons…

Si, autrefois, le dialogue était inexistant, on assiste, aujourd’hui, à des affrontements, et personnellement, je trouve cela absurde. Dans ce cas-là, ce sont des conflits stériles entre personnes, alors pourquoi ne pas essayer de s’entendre et de positiver les actions des uns et des autres, d’autant qu’il s’agit de l’intérêt de l’enfant ?!

• Dans ce genre de conflit, avez-vous vraiment pu constater que c’était l’enfant qui en pâtissait ?

Oui, par ricochet… les enfants ne sont pas des enfants de cœur, et ils peuvent jouer sur la rivalité entre les parents et les enseignants, ce que montre d’ailleurs le film à certains moments. Le climat devient alors malsain. Généralement, ils se rangent du côté de l’avis de leurs parents, et c’est alors l’enseignement et l’enseignant qui sont dévalorisés. Dans ces conditions, l’enfant n’aura pas particulièrement envie d’apprendre et puisque ses parents ne respectent pas l’école, il ne la respectera pas non plus.

• Concernant certains problèmes, avez-vous pu observer que des initiatives étaient mieux adaptées que d’autres ?

Par exemple, en ce qui concerne les familles qui ne connaissent pas le système scolaire, il est certain que, ce qui se fait au collège Fabien, est tout à fait positif, et qu’il faudrait aller dans ce sens-là. L’objectif est d’amener les parents à comprendre le système scolaire pour qu’ils puissent plus facilement suivre ce que font leurs enfants à l’école.

Dans le cas de ce collège, beaucoup de parents participent à des cours d’alphabétisation pour apprendre le français et se familiariser avec la société française. Par ailleurs, ils n’ont en général pas poursuivi de longues études, et sont particulièrement impressionnés, voire très intimidés, par l’institution scolaire. Il est donc bien évident que si on ne les sollicite pas à venir, ils n’oseront pas faire la démarche d’eux-mêmes, d’où l ‘importance capitale des initiatives du genre de celles envisagées au collège Fabien.

C’est un travail qui doit se faire sur la durée, et ainsi progressivement, d’année en année, les parents qui ont acquis la langue et connaissent mieux l’institution peuvent informer d’autres parents dans la même situation. Toutes ces démarches sont très importantes.
Ceci concerne plutôt les familles en difficulté, pour les autres, c’est différent. Ils interviennent souvent pour défendre leurs enfants… Mais, je ne dis pas qu’ils n’ont pas raison…

LA DÉFENSE DE L’ECOLE PUBLIQUE

• Vous n’avez choisi que des exemples dans des écoles publiques, est-ce aussi une volonté de défendre l’enseignement public ? et qu’est-ce que cela signifie que de vouloir le défendre?

Je l’avoue, je suis un défenseur de l’école publique, et je défends par là, les valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité… Bien sûr en France, il existe un service public qui cohabite avec un service privé. Et il y a même des régions où les écoles privées sont plus nombreuses que les autres ( en Bretagne par exemple). Pour autant, elles n’échappent pas non plus à ce type de problèmes.

Dans un cadre plus général, mon analyse va dans le sens de ce qu’exprime Philippe MEIRIEU. Depuis longtemps et dans de nombreux domaines, je ressens l’individualisme comme un phénomène ayant des conséquences néfastes sur la société. Et on peut constater que l’école de la République qui, à l’origine, prônait l’égalité des chances, est devenue, dans bien des cas aujourd’hui, le lieu de conflits de stratégies individuelles et de formes d’exclusion.

Que ce soit du côté de l’institution ou des parents, le point de vue adopté va bien souvent à l’encontre de la solidarité et des valeurs républicaines, et c’est en ce sens-là que je prends position. Cela ne signifie pas pour autant que le service public n’est pas malade de l’intérieur, et que le gouvernement fasse un débat autour de l’école n’est pas étonnant (même si ce débat pose la question de savoir qu’est-ce qu’on entend par débat ?), car, il y a bien crise de l’enseignement… Elle ne concerne pas uniquement les difficultés de dialogue entre parents et enseignants, mais renvoie surtout au fonctionnement, flou et flottant, de l’institution : absence de grandes orientations qui consolideraient les valeurs fondamentales du service public en le faisant progresser avec des propositions stimulantes et novatrices. De ce fait, les enseignants agissent au coup par coup sans vraiment réussir à calmer les inquiétudes des parents.

Pour ce film, ma préoccupation principale a donc été d’aller dans des établissements où des réponses positives tentaient d’être mises en place avec un état d’esprit de concordance et de défense de certaines valeurs me permettant d’illustrer ainsi l’importance du rôle que doit jouer l’enseignement gratuit pour tous dans l’avenir de notre société.



CHANGER DE REGARD SUR L’AUTRE par Dominique DELATTRE


« Ce n'est pas parce que les parents ne viennent pas à l'école que les enfants ont des difficultés, mais c'est parce que les enfants ont des difficultés que les parents ne viennent pas…»
L'école face aux parents, Analyse d'une pratique de médiation - ed. ESF- Coll. pédagogies 1999

« On assiste à quelque chose d’un peu fou, c’est que des victimes se retournent contre des victime !»
Catherine Le FICHANT, représentante de parents d’élèves et enseignante

Qu’est-ce qui ne fonctionne pas entre parents entre l'école et les familles ?

Cette question est à l’ordre du jour de différentes rencontres, universités d’été, colloques, études, rapports, ouvrages, pamphlets. Face à la dégradation des rapports entre l’école et la famille, le ministère de l’Education Nationale et La Délégation Interministérielle à la Famille ont pris en compte ce problème et tentent depuis quelques années des initiatives, souvent inspirées du terrain pour ré-instaurer un climat de dialogue.

Ces difficultés relationnelles se rencontrent actuellement un peu partout et tout particulièrement dans les zones dites sensibles. De part et d’autre, lorsque apparaissent des difficultés, on se renvoie la responsabilité par des procédés de culpabilisation, quand on n'assiste pas à des comportements violents touchant l'une ou l'autre partie.

L'incompréhension se fonde sur un tissus complexe de frustrations, de méfiances, d'inexpériences, de méconnaissances mutuelles, dont la conséquence principale s'illustre dans le repli sur soi des deux parties.

Pourtant l'école demeure aujourd'hui encore pour certains parente, source d'espoir. Pour d’autres l’école ne remplit plus sa mission et l’ascenseur social est en panne. D’où une certaine inquiétude, voir une suspicion dont les enseignants sont les premières victimes.

Avec l'enseignement obligatoire jusqu'à 16 ans, l'école se présente comme l'instance démocratique de référence : L'école pour tous. Elle s’affiche également comme l’espace exemplaire de l’intégration à la “ française ”.

Malgré cette “ vocation ” déclarée, l’école se révèle être encore une “ machine ” à sélectionner qui reproduit les inégalités sociales. La remise en cause du collège unique pourrait accentuer ces inégalités et mettre à bas la mixité sociale tant revendiquée.

Certains parents ont voulu davantage participer à la vie scolaire…

Depuis les années 70 certains parents ont voulu davantage participer à la vie scolaire, et ceci fut ressenti comme une intrusion par le corps enseignant…

Dans les quartiers ou villes relativement aisées, nombreux sont les parents qui possèdent un niveau d’études supérieur aux enseignants (Bac+7). L’intérêt et l’exigence qu’ils portent à la scolarité de leurs enfants les conduisent à interpeller les enseignants sur leurs méthodes d’enseignement, ce qui a pour effet de provoquer chez ces derniers une certaine frilosité, voir, des replis ou à des comportements défensifs et corporatifs.

D'un autre côté, dans les quartiers pauvres, les enseignants se plaignent au contraire de l'absence des parents dans la vie scolaire de leurs enfants.

Face à différentes difficultés rencontrées par les parents résidant dans ces quartiers, la politique de l'État, ces quinze dernières années, a consisté à déposséder les familles d’un certain nombre de prérogatives, ou à leur attribuer des libertés qu'ils n'ont pas demandées. L’école, croyant bien faire, a contribué à ces initiatives.

Ces situations contrastées et paradoxales constituent les deux aspects les plus caractéristiques de ce que l'on nomme la crise entre les parents et l'école. Deux forces s'opposent ici : le service public (présenté comme l’intérêt général) et les intérêts individuels.

La médiatisation des violences et des rapports agressifs entre parents, élèves et enseignants attise les incompréhensions et les oppositions.

L’éclatement des familles (divorces, familles recomposées, Familles monoparentales) ainsi que les structures familiales venues d’autres traditions culturelles (polygamie par exemple) désorientent le monde éducatif, habitué à se référer à la cellule familiale occidentale classique. L’interlocuteur n’est plus toujours facilement identifiable.

Aujourd’hui quels sont le rôle et la place de chacun dans l’éducation ?

D’un côté, les enseignants jugent qu’on leur en demande trop et que leur fonction initiale d’enseigner est gangrenée par des fonctions éducatives qu’ils attribuent aux parents (éducation, hygiène, respect, adaptation à l’école etc.).

La critique porte aussi sur l'incapacité de certains parents à relayer le travail de l'école : surveillance des devoirs, contrôle des cahiers, signature des carnets de correspondance, et plus généralement qu'ils fassent entrer l'école à la maison.

Pour l'école, l'éducation des familles demeure un impératif parce qu'elle associe étroitement mobilisation des familles et réussite scolaire.

En fait, les problèmes viennent de l’extérieur et non pas de l’école, ni de leurs pratiques pédagogiques. C’est pour cette raison que certains chefs d’établissements font de leur collège ou lycée des citadelles, comme si les élèves pouvaient laisser à la porte d’entrée, leurs soucis, leur mal de vivre…

De l’autre, les parents de couches populaires attendent de l’école que leurs enfants réussissent et qu’ils soient valorisés. Ils attendent aussi que les enseignants les estiment en tant que parents et ne les mettent pas sans cesse en cause : l'échec scolaire et l'orientation les désignent comme de "mauvais parents ayant fait de mauvais enfants."

Or, les familles populaires font, en général, confiance au système scolaire ce qui est paradoxalement interprété comme de la négligence ou comme une forme de démission. Ces familles attendent de l'école qu'elle inculque des normes et des règles communes aux enfants et qu’elle les traite sur le même pied d'égalité.

Dans les milieux favorisés, les parents voudraient plus de transparence et que leur avis soit mieux pris en compte. Ils considèrent aussi qu’ils ont un droit de regard sur ce qui se fait en classe. Certains même deviennent “envahissants ” jusqu’à “dicter ” aux professionnels ce qu’il faudrait faire …

Certains encore pensent que l'école ne remplit plus son rôle fondamental et qu’elle doit retrouver ses valeurs passées, lorsqu’ils étaient, eux-mêmes élèves (ex : apprendre par cœur, faire beaucoup de devoirs).

Un sursaut mais…

Si, une partie du monde éducatif prend conscience du fossé qui sépare l’école et les familles, des parents et des établissements ont déjà tenté d'agir en amont pour avancer des solutions. Ils ont développé des actions fondées sur un partenariat éclairé et sur un travail en réseau avec les associations et différents organismes locaux et nationaux.

La déclaration de Zone d'Éducation Prioritaire colporte une image négative. Les actions menées jusqu'ici n'ont pas abouti aux résultats escomptés. La mise en fonction de "médiateurs" n'a pas non plus donné de résultats escomptés.

Le Ministère de l'Éducation Nationale a donc relancé un nouveau programme pour obtenir davantage d'efficacité. Cette volonté politique n'échappe pas au soupçon de constituer un “contrôle social ” dans les quartiers sensibles, d'où une certaine vigilance de part et d'autre.

Des initiatives se multiplient pour améliorer les relations entre les parents et l’école. Aujourd’hui, certains IUFM proposent aux étudiants et jeunes professeurs stagiaires des modules sur cette thématique. Il n’en reste pas moins que ces formations sont facultatives et qu’il est difficile de convaincre les jeunes étudiants de s’intéresser à la relation avec les parents.

Les Fédérations de parents d’élèves sont bien sûr favorables à toute initiative revalorisant le rôle des parents afin qu’ils deviennent des partenaires à part entière. Les fédérations participent activement à ces modules.

Elles développent de leur côté des formations pour leurs adhérents afin de comprendre les rouages du système scolaire et ainsi devenir des interlocuteurs avisés et actifs.

Reste que, du côté des enseignants comme du côté des parents, avec le temps, les interlocuteurs changent. Un chef d’établissement qui aura fondé patiemment son projet d’établissement en intégrant un partenariat avec les parents, peut voir son successeur le défaire en quelques mois.

Il en est de même en ce qui concerne l’investissement des parents dans le projet d’école. Le passage de relais entre parents sur certains établissements peut être problématique et remettre en cause un travail élaboré avec l’équipe pédagogique.

Donc malgré les bonnes volontés, les initiatives de part et d’autre, ce n’est pas gagné. Il semble qu’il y ait encore beaucoup de travail pour convaincre les différents acteurs de se positionner autrement et de changer leurs regards.

Tout revient en fin de compte au rapport entre l’intérêt individuel et l’intérêt collectif. Quelle école voulons-nous et pour quoi faire ? Car si les intérêts individuels sont légitimes, ils ne doivent pas rentrer en conflit avec l’intérêt commun comme le souligne Philippe MEIRIEU.

Filmographie du réalisateur
DOMINIQUE DELATTRE Tel. : 06 76 86 15 78
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Réalisateur, Scénariste et formateur

Films institutionnels, magazines TV, documentaires

1985 On veut du futur (magazines TV - 30 minutes le numéro) Assistant réalisateur et monteur de 7 magazines pour France 3 Ile-de-France, , Production UAP, Europe Vidéo Broadcast, France 3
Clip vidéo (3 mn) Assistant monteur, Production : Ministère des droits des femmes, RED DEF
Cirques en France (magazines TV - 2 X 25 mn,) assistant réalisateur France 3, Ile-de-France, Europe vidéo broadcast
1988 Fiesta de la Patria Gaucha (documentaire TV - 4 X 20 mn,) réalisateur et monteur, Production Canal 5, Montévidéo, Uruguay
1989 Cultura para la ciudad de Montevideo (film de commande - 20 mn) réalisateur, production Departemento de cultura de la Intendencia,
1993 le jardin secret de Mercedes Naveiro (documentaire poétique - 11 mn) réalisateur et monteur, production Maison de geste et de l’Image
1994 Le héron des Andes (fiction/documentaire - 26 mn) chargé de production et assistant-réalisateur, co-production La Cathode, France 3, Orchidée, Audiovisuales Colombie
1997 Photos de classe (documentaire - 26 mn) réalisateur et monteur, production La Cathode, le FAS, centre Social de Stains, Périphérie
1999 Le scénario conjugal (documentaire - 52 mn) réalisateur, Production Ministère de l’Emploi et de la Solidarité, Fondation de France, le FAS, le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis, La Cathode
2001/2003 Le grand malentendu (documentair - 52mn), réalisateur, Production Ministère de l’emploi et de la solidarité, Conseil Général du 93, Telessone, CNC, La Cathode




Bibliographie

OUVRAGES

• AUDUC J-L., L’école en France, Nathan, coll. Repères pratiques, 1997

• BOUALI Kamel Aït, MARCANDIER-COLARD Christine, Silence on enseigne ! Visite guidée du collège à l’usage des parents, La découverte

• BOYER R., DELCLAUX M., Des familles face au collège : portraits de groupes, INRP, Paris, 1995

• BRUNO A., GUINCHARD J-J., Les dessous de l’orientation scolaire, Paris, Syros, 1996

• CHARLOT Bernard, BAUTIER Elizabeth, ROCHEX Jean-Yves, Ecole et savoir dans les banlieues et ailleurs, Armand Colin, 1992

• DEBARBIEUX E., La violence en milieu scolaire 1 : Etat des lieux, Paris ESF, réed. 1999

• La violence en milieu scolaire 2 : Le désordre des choses, Paris ESF, 1998

• DUBET F., DURU BELLAT M., L’hypocrisie scolaire , pour un collège enfin démocratique, Seuil, 2000

• DEFRANCE B., La violence à l’école, Paris, Syros, 2000

• DEFRANCE B., Les parents, les profs et l’école, Paris, Syros, 1998

• École, familles, le malentendu, sous la direction de François DUBET, Testuel,1997

• FOTINOS Georges, FORTIN Jacques, Une école sans violences : de l’urgence à la maîtrise, Hachette Éducation
GAYET Daniel, C’est la faute aux parents : les familles et l ’école, Syros, 1999

• L’école contre les parents, INRP, 1999

• GLASMAN D., Regards sur l’accompagnement scolaire, INRP, 2000

• KUENY Grégoire, La famille est l’avenir de l’école, ed. François-Xavier de Guibert, 2000

• MEIRIEU Philippe, L’école et les parents, la grande explication, Plon 2000

• MONTANDON C., PERRENOUD PH., Entre parents et enseignants, un dialogue impossible ? : vers l’analyse sociologique des interactions entre la famille et l’école, Paris, Peter Lang, 1987

• MIGEOT-ALVARADO Judith, La relation école-familles : peut mieux faire, ESF, collection Pratiques et enjeux pédagogiques, 2000

• SAINT-DROME Oreste, Comment cultiver son petit écolier, La découverte, 2001

• THIN D., Quartiers populaires : l’école et les familles, Presses universitaires de Lyon, 1998

• VERNUS Michel, Parents d’élèves en marche, 40 ans d’histoire de la FCPE (1947-1987), ed. Martinsart, 1987

Revues

• La voix des parents, revue bimestrielle de la Fédération PEEP,
89-91 Bld Berthier, 75847, Paris cedex 17
Adresse internet : http://www.peep.asso.fr
Courriel : peep@peep.asso.fr

• La revue des parents, revue mensuelle, le magazine de la FCPE,
108, avenue Ledru-Rollin, 75544, Paris CEDEX 11
Lettre mensuelle, La famille et l’école, FCPE
Adresse Internet : http://www..fcpe .asso.fr
Courriel : fcpe@fcpe.asso.fr

• Le Monde de l’Education, Les parents à la rescousse, Septembre 2001

• Institutions et familles, Revue de l’AIS, n°7 : Belmont B.,
Un partenariat éducatif est-il possible avec les parents ?

• Le Monde de l’Éducation, Dossier : Famille, le grand chambardement n° 264, Novembre 1998

• La Croix, Parents et adolescents, comment trouver la bonne distance, numéro Hors série Janvier 1998


Colloques, travaux universitaires, rapports

• L’aide à la fonction éducative des parents en milieu scolaire, Rapport final, INRP/DIF, 2001

• Les relations parents-école : un enjeu pour la réussite scolaire des jeunes, Actes de l’Université d’été 2001, IUFM de Créteil, coordination J-L. AUDUC.

• Les familles et l’École : une relation difficile, CNDP Vie Ecole Intégration

• Ecole, famille, ”je t’aime, moi non plus… ”, Actes de la journée d’études du 10 Janvier 2000, Hachette Education 2000

• Parents ou familles : critique d’un vocabulaire générique, GLASMAN D., in revue du CRE, Université de Saint-Etienne

• L’orientation scolaire en question : pour une autre psychologie de l’éducation, GROUPE FRANÇAIS D’EDUCATION NOUVELLE, Paris, ESF, 1986

• Enseignants-Parents-Partenaires : relance des zones d’éducation prioritaires, Ministère de l’Éducation Nationale, 1998

• Associations, élèves, parents, partenaires pour une co-éducation, Territoires : Ecoles, collectivités locales, cahier 2 n°429, Juin 2002

SITES RESSOURCES

Réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement

Site : www.famille.org

École des parents et des éducateurs
5, impasse de Bon-Secours, 75011, Paris, tel : 01 44 93 44 70

Fédération des Associations de Parents d’élèves de l’Enseignement Public
29, rue du Fg Poissonnière, 75009, Paris, tel : 01 47 70 77 08

FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Élèves des Écoles Publiques)
108, avenue Ledru Rollin, 75001, Paris, tel : 01 43 57 16 16
Site internet ) : http://www.fcpe.asso.fr
Courriel : fcpe@fcpe.asso.fr

FPEEP (Fédération des Parents d’Élèves de l’Enseignement Public)
89, Bd Berthier, 75017, Paris, tel ; 01 44 15 18 18
Site internet, : http :/ / www.peep.asso.fr
Courriel : peep@peep.asso.frÉcole de Saint-Didier-sous-Riverie
Site internet : http://ecole.saint.didier.free.fr/cooperation.htm

Ecole et Famille
: Centre de Proximité et de Ressources
Ruelle Darras, 95310, Saint-Ouen L’Aumône, tel : 01 34 30 00 30
Courriel : Ecoleetfamille@freesurf.fr




Filmographie du réalisateur
Dominique DELATTRE
Tel : 06 76 86 15 78

Réalisateur, Scénariste et formateur
Films institutionnels, magazines TV, documentaires
1985 On veut du futur (magazines TV - 30 minutes le numéro) Assistant réalisateur et monteur de 7 magazines pour France 3 Ile-de-France, , Production UAP, Europe Vidéo Broadcast, France 3
Clip vidéo (3 mn) Assistant monteur, Production : Ministère des droits des femmes, RED DEF
Cirques en France (magazines TV - 2 X 25 mn,) assistant réalisateur France 3, Ile-de-France, Europe vidéo broadcast
1988 Fiesta de la Patria Gaucha (documentaire TV - 4 X 20 mn,) réalisateur et monteur, Production Canal 5, Montévidéo, Uruguay
1989 Cultura para la ciudad de Montevideo (film de commande - 20 mn) réalisateur, production Departemento de cultura de la Intendencia,
le jardin secret de Mercedes Naveiro (documentaire poétique - 11 mn) réalisateur et monteur, production Maison de geste et de l’Image
1994 Le héron des Andes (fiction/documentaire - 26 mn) chargé de production et assistant-réalisateur, co-production La Cathode, France 3, Orchidée, Audiovisuales Colombie
1997 Photos de classe (documentaire - 26 mn) réalisateur et monteur, production La Cathode, le FAS, centre Social de Stains, Périphérie
1999 Le scénario conjugal (documentaire - 52 mn) réalisateur, Production Ministère de l’Emploi et de la Solidarité, Fondation de France, le FAS, le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis, La Cathode
2001/2003 Le grand malentendu (documentaire – 52 mn), réalisateur, Production Ministère de l’emploi et de la solidarité, Conseil Général du 93, Telessone, CNC, La Cathode