LE
GRAND MALENTENDU
Dominique DELATTRE
Documentaire de création 52 mn 2004
Résumé
Absentéisme, échec scolaire, violence. Pourquoi l'école
d'un côté et les parents de l'autre s'en rejettent-ils
la responsabilité ?
Trois établissements, deux en Seine-Saint-Denis et un au
sud de Lyon ont été suivis pendant un an. Ils ont
vécu des difficultés, mais les ont surmontées
grâce à une équipe pédagogique soudée
et un projet de partenariat avec les parents.
Philippe MEIRIEU remet en perspective les relations parents-école
et la place de l'École de la République vis à
vis de la famille.
Fiche
technique
Documentaire 2003
Durée 52 mn
Format Dvcam-Diff et master Beta SP
Réalisateur : Dominique DELATTRE
Image et son : Jean-Marc SELVA, Saci OURABAH, Olivier BORDERIE,
Dominique DELATTRE
Montage : Dominique DELATTRE, Christobal SEVILLA
Musique : Victor LAFFERRIERE
Mixage : Sophie BOMMART
Production : La CATHODE - Gabriel GONNET
TELESSONNE - Frédéric LOUIS
Avec le soutien du Ministère des affaires sociales : Direction
Générale de lAction Sociales
du Centre Nationale de la Cinématographie,
du Conseil Général de la Seine Saint-Denis,
du Centre Social des Tilleuls de Blanc-Mesnil
Dominique
DELATTRE
Né en 1949, formé aux arts plastiques, il débutera
son itinéraire vers le cinéma dans le dessin animé
chez Jean Image. Diplômé de lInstitut cinématographique
de Cannes, dune maîtrise de cinéma à lUniversité
Paris VIII, il se tourne vers laudiovisuel en réalisant
quelques films de commande, tout en dispensant parallèlement
des formations à la communication.
En 1987, il part pour lAmérique Latine, où il
vivra 3 ans, réalisant plusieurs reportages pour Canal 5,
chaîne publique dUruguay, ainsi que des films de commande.
Parallèlement, il dispensera des cours de cinéma à
lUniversité Catholique de Montévidéo
et animera plusieurs ateliers vidéo au British Collège.
Il fera également plusieurs conférences sur la décentralisation
des médias en France (surtout France 3) organisées
par la Mairie de Montevideo ou des Instituts de recherche Uruguayens.
De retour en France, il anime de nombreux ateliers de pratiques
artistiques à La Maison de Geste et de lImage et poursuit
ses activités de formation au Centre de formation des Gobelins.
Il animera également des formations à «la lettre
vidéo» pour des enseignants du secondaire, organisées
par le Centre International dEtudes Pédagogiques de
Sèvres. Il rejoint léquipe de La CATHODE en
1993 et met en place un secteur dateliers vidéo. Le
film dun des ateliers, MÉLI MÉLO quil
anime remportera le prix «coup de cur» du Jury
du Festival Arrimages de linstitut de Géographie.
Il réalise PHOTOS DE CLASSE un film de réflexion destiné
aux enseignants et aux intervenants dans les ateliers. Dans la collection
UN FILM POUR EN PARLER, il réalise « Le scénario
conjugal » un film sur le couple et le divorce.
En 2003, il réalise le film LE GRAND MALENTENDU sur les relations
parents-école. Une commande qui devient un documentaire.
Plusieurs nouveaux projets liés à lécole
ou autour de la scolarité sont en préparation. La
ligne directrice semble de plus en plus se préciser autour
dun thème : le CONFLIT.
Actuellement, il est également chargé de cours à
la faculté de Philippe Montaigne à Bordeaux.
SYNOPSIS
1er trimestre
Chacun deux ont vécu des difficultés, mais les
ont surmontées grâce à une équipe soudée
et un projet détablissement favorisant un réel
partenariat avec les parents.
Les relations entre professeurs et enseignants ont changé
de nature. Les adultes se sont désolidarisés par rapport
à lenfant. Deux camps semblent sopposer
À lIUFM de Créteil des jeunes enseignants stagiaires
se forment à la relation parents-enseignants. Une question
revient : comment faire venir les parents à lécole
?
Au collège Fabien à Montreuil, léquipe
pédagogique en partenariat avec un réseau dassociations
de la ville, invite et accueille les parents pour visiter létablissement
et expliquer le fonctionnement du collège.
À lécole Marie Curie de Bobigny les maîtresses
prennent le temps de recevoir dexpliquer et de rassurer les
parents.
2 ème trimestre
À Saint-Didier, les réunions entre parents et enseignants
sont régulières. Là non plus pas de jugements
mais une recherche commune pour aider lenfant.
Tout nest pas facile pour autant dans le quotidien. Au collège
Fabien, un élève cherche à couper le lien entre
ses parents et le collège., tandis quune mère
délève cherche des excuses pour son fils face
au professeur de français.
À lIUFM, les jeunes enseignants travaillent sur la
rédaction du bulletin, document qui amènent à
des dérives chez certains parents vu limportance quil
a en tant que trace dans le cursus scolaire et ses conséquences
sur lorientation.
Au collège Fabien, une réunion entre un père,
son fils et léquipe pédagogique tourne au vinaigre.
Lenfant se croit tout puissant et cherche à diviser
les adultes.
3 ème trimestre
Cest le printemps, une maman dirige à Saint-Didier
latelier jardin. Les enfants, le directeur et un papa évoquent
le remplacement dune maîtresse par les parents, le temps
que réagisse lInspection Académique
Enseignants et parents ont lhabitude de se réunir.
Ce soir ils échangent sur les méthodes dévaluation.
Comme quoi des parents peuvent sintéresser à
la pédagogie et des enseignants être ouverts à
la discussion.
À lécole Marie Curie de Bobigny, les parents
peuvent rentrer dans la classe, voir comment lenseignant sy
prend avec les enfants.
Malgré une reprise de confiance des parents dans lécole,
les mouvements de grève des enseignants sont mal ressentis
par certains parents. Lintérêt individuel soppose
à lintérêt collectif.
Quelque temps plus tard les tensions sont apaisées, la remise
des bulletins du 3 ème trimestre se déroule paisiblement
et les enseignants prennent le temps dexpliquer aux parents
où en sont leurs enfants.
Les Séquences
du film
Cest la rentrée
Séquence 1 : A lécole
primaire Marie Curie de Bobigny (Seine-Saint-Denis) : une certaine
tension !
Une dispute entre un parent et des enseignants
Présentation de lécole
Linstitutrice explique sa méthode pédagogique
aux parents
Propos de la directrice : "une école qui se
dégradait
"
Séquence 2 : A lécole de Saint-Didier-sous-Riverie
(Auvergne) : les parents entrent dans lécole !
Propos du directeur sur lautonomie des élèves
« Les parents restaient à la porte
»
Des bilans personnalisés
Séquence 3 : Au collège Fabien
de Montreuil (Seine-Saint-Denis):
un collège menacé de fermeture !
Réunion-projet du collège
Présentation du règlement aux parents
Des éléments
de réflexions
Séquence 4 : Rivalités ou
ignorance entre parents et enseignants
Historique sur les relations parents/école (Philippe
MEIRIEU, directeur de lIUFM de Lyon)
Une question de pouvoir (Georges DUPON-LAHITTE, président
de la FCPE)
« Pas facile de porter les deux casquettes ! »
(Catherine LE FICHANT, enseignante/parent)
Parents qui testent les compétences du professeur
(témoignage dune jeune stagiaire)
Des difficultés à convaincre les jeunes enseignants
à se former aux relations - parents
(Philippe MEIRIEU, directeur de lIUFM de Lyon)
Comment faire venir les parents ? (formation à IUFM
de Créteil)
Des stratégies efficaces
( M. THEODET, directeur
du collège Fabien)
Des initiatives pour faire
participer les parents
Séquence 5 : Expliquer
se
concerter
(collège Fabien)
Faire visiter létablissement : cette maison
est la vôtre !
Travailler en réseau avec les associations
Expliquer le fonctionnement : le règlement et le carnet
de correspondance
Séquence 6 : Rassurer
(école
Marie Curie)
Avant un départ en classe de nature
Sexpliquer, mais sans jugement et faire du conseil
décole une instance de décision
(la directrice, Véronique DECKER)
Exemple de deux mères qui participent au conseil et
à la vie de lécole
Séquence 7 : Trouver des solutions ensemble
(école
de Saint-Didier)
Réfléchir sur comment agir ensemble
Un entretien avec Théo, ses parents et linstitutrice
Des difficultés
Séquence 8 : Des stratégies
de défense
"Ma mère ne peut pas venir !"
Les stratégies des élèves pour tenter
déloigner leurs parents du collège (le conseiller
pédagogique en éducation au collège Fabien)
Une mère délève cherche à
excuser son fils
Séquence 9 : Des dérives
du Service public dEducation et des parents
Lécole doit garder son indépendance,
mais mieux communiquer (Philippe MEIRIEU, directeur de lIUFM
de Lyon)
Des parents qui négocient le bulletin en vue dune
lorientation
Contre les dérives qui remettent en cause la mixité
sociale (Philippe MEIRIEU)
Les comportements consuméristes (Christian JANET de
la PEEP)
Séquence 10 : Le bulletin : une
trace pour lavenir
Un conseil de classe
La mère de Christophe reçoit son bulletin
Le mauvais bulletin
Comprendre certains parents qui désespèrent
(Catherine Le Fichant)
Séquence
11 : LÕorientation : un couperet ?É
Un échec dorientation
Lorientation doit seffectuer avec les parents
Lorientation nest pas seulement laffaire
d lécole (George DUPON LAHITTE)
Séquence 12 : Quand lenfant
devient tout puissant
Le bilan scolaire de Jamil
Jamil a disparu
Jamil jouait au foot dans la cité
Des
tentatives de coopération
Séquence 13 : Des parents
qui aident les instituteurs (école Saint-Didier)
Latelier jardin
Lavis des enfants sur la participation des parents
Les réactions de linspection dAcadémie
Un parent : « Jai fait la classe
»
DES COOPÉRATIONS
Séquence 13 : Des parents font la
classe (école Saint-Didier)
Latelier jardin
Lavis des enfants sur la participation des parents
Les réactions de linspection dAcadémie
Un parent : «Jai fait la classe
»
Séquence 14 : RŽunion parents enseignants
sur lÕŽvaluation
Pas de notes, système des ceintures
Un parent sinquiète pour lentrée
au collège
Une bonne collaboration, des résultats positifs pour
les enfants
Les parents sintéressent à la pédagogie
parce quils sont inquiets (Philippe MEIRIEU)
Séquence 15 : Des parents dans la
classe (Žcole Marie Curie)
Pourquoi faire entrer les parents dans une classe ?
Une maman dans la classe
La pédagogie
Séquence 16 : Réaction des parents face à la
grève (école Marie Curie)
La grève est reconductible
Que deviennent les enfants ?
Comprendre lintérêt collectif (Philippe
MEIRIEU)
Séquence 17 : Bilan avant les vacances
(école Marie Curie)
Remise des bulletin du 3ème trimestre
Du travail à faire pendant les grandes vacances
Des bons résultats et du plaisir à venir à
lécole
A lannée prochaine
"Le
vrai danger" Philippe MEIRIEU,
directeur de lIUFM de Lyon
Linstitution scolaire, aujourdhui, nest, me semble-t-il,
pas menacée de manière grave par une privatisation
officielle et institutionnelle. En revanche, elle est menacée
par une débauche de démarches individuelles, par la
montée de lindividualisme, qui fait quelle risque
dêtre le lieu de confrontations des intérêts
individuels au lieu dêtre loccasion de construire
le bien commun collectif. Et cela, parce que léducation
est à la fois le secteur qui touche au plus intime des personnes,
mais également au plus universel.
Quand je parle de mes propres enfants, je parle de lintérêt
que je leur porte, je parle du souci légitime que jai
quils réussissent, mais, en même temps, je parle
de quelque chose de beaucoup plus général qui est
lavenir de la nation, cest-à-dire lintérêt
que je peux avoir pour mon pays dans son ensemble. Et là,
je crois que les français sont tous, enseignants et parents,
porteurs dun clivage intérieur.
En tant qu'individus privés, ils préfèreraient,
pour la plupart, que leurs enfants soient à l'abri des mauvaises
fréquentations, qu'ils bénéficient d'établissements
avec des professeurs qui avivent et accompagnent des élèves
bien choisis, et en même temps, les professeurs en particulier,
(mais également, tout le peuple de gauche, comme on dit)
en tant que citoyen, se rendent bien compte que ce n'est pas possible
de laisser ainsi l'école devenir une juxtaposition de ghettos
sociologiques. Ils conviennent que la mixité sociale, par
exemple, est un enjeu fondamental et qu'il faut lutter pour la maintenir
dans l'école.
Ce clivage est intérieur et en chacun de nous. On veut à
la fois le bien-être de sa progéniture et une éducation
qui réalise, ou qui permette de réaliser, ses convictions
politiques (altermondialistes par exemple). La difficulté
est donc de mettre en accord ce comportement privé et ses
convictions publiques. Et, ce quon fait dun côté,
pour ses propres enfants et ce quon revendique de lautre,
en tant que parent d'élève, cest ce qui pose
problème aujourd'hui.Mais il faut souligner que c'est parce
qu'il n'y a plus de bien commun éducatif que les intérêts
individuels deviennent les seuls éléments qui gouvernent
vraiment. Je crois que si l'on voulait aller vers un système
éducatif plus régulé, plus harmonieux, plus
conforme à l'intérêt de la nation, il faudrait
pouvoir opposer à nos propres intérêts individuels,
un bien commun clairement identifié. En l'absence de ce bien
commun identifié, en l'absence d'objectif national clairement
défini, ce sont les intérêts individuels, et
eux seuls, qui font la loi. Or, avec les intérêts individuels,
c'est une forme de libéralisation implicite qui se déroule
sous nos yeux, y compris dans le service public d'éducation.
Il ne faut pas croire que la libéralisation suppose la privatisation
organisée. Dès lors que certains grands lycées
organisent des systèmes de sélection très sophistiqués
pour recruter leurs élèves, ils sont dans un système
libéral tout en étant dans un service public. Le libéralisme
peut venir gangrener le service public sans que celui-ci soit privatisé.
Je pense donc quaujourd'hui lenjeu est extrêmement
fort. Nous ne pouvons pas laisser le système aux mains des
seuls intérêts individuels, aussi légitimes
soient-ils. Il nous faut définir ensemble un bien commun
collectif qui puisse servir, en quelque sorte de garant, de contre-poids
aussi, à ces intérêts individuels qui nous envahissent
de tous les côtés.
«
UN SOUVENIR DOULOUREUX DE LECOLE
»
Entretien avec le réalisateur, Dominique
DELATTRE
Un
projet pas facile à mettre en place
Quel est le point départ de la réalisation
de ce film concernant les relations des parents et de linstitution
scolaire : le contexte actuel, un désir personnel ou une
commande ?
Cétait une commande. Elle a été faite
par le centre social du TILLEUL de Blanc-Mesnil, car dans ce centre,
il y avait un groupe de femmes-relais : ce sont des femmes qui donnent
de leur temps pour aider dautres parents afin, notamment,
de suivre les affaires scolaires de leurs enfants, parce quils
sont dans limpossibilité de le faire seuls. Elles sont
en quelque sorte des médiatrices qui les accompagnent lors
des rencontres avec les enseignants, le directeur, ou le principal.
Cest pourquoi La directrice de ce centre, qui les accueillait,
a pensé quun film pourrait être utile sur le
thème : parents/école, en sappuyant sur le travail
de ces femmes-relais.
Cétait en quelle année ?
Cétait en 2001. Mais la mise en place de ce projet
a été rapidement bloqué ; en effet, la municipalité
ayant décidé dintroduire la police dans ce centre
social, la directrice, qui mavait sollicité pour faire
ce film, a démissionné
Je navais donc
plus dinterlocuteur principal pour répondre à
cette commande.
Or, ce projet que javais commencé à mettre en
forme mintéressait, et jai donc décidé
de chercher dautres établissements où des expériences
intéressantes de médiation sorganisaient. Dans
un premier temps, je suis allé à Noisy-le-sec, au
collège Olympe de Gouge dans le quartier du LONDEAU où
avait été créé, depuis plusieurs années,
un partenariat réel avec ARC-EN-CIEL, une association de
femmes Relais. Mais, par malchance, le principal à lorigine
de cette initiative quittait létablissement, et son
successeur ne jugeait plus utile de poursuivre cette expérience.
Il ma donc fallu faire de nouvelles recherches, et cest
dans ces circonstances que jai trouvé le collège
FABIEN à Montreuil qui est ainsi devenu ma base de référence
pour ce travail. Je my suis rendu régulièrement
toute lannée pour essayer de mintégrer
à léquipe denseignants, et en quelque
sorte, faire partie de la «famille». Il était
important que je sois bien identifié et quun climat
de confiance puisse sétablir afin de faciliter le tournage.
Est-ce que malgré les dispositions que vous avez
prises, vous avez rencontré des difficultés pour filmer
certaines situations entre les parents et les enseignants ?
Ça a été très variable ! A lécole
Saint Didier, par exemple, les parents et les enseignants formaient
déjà une petite communauté, donc, à
partir du moment où ils ont accepté ma présence,
je nai eu aucun problème.
Au collège FABIEN, qui est un établissement beaucoup
plus important, il ne ma pas été possible de
savoir à lavance quels parents jallais pouvoir
rencontrer. Dans ces conditions, les tournages se sont fait grâce
au CPE (Conseiller Pédagogique dEducation). Celui-ci
mavertissait en me signalant certaines situations qui pouvaient
mintéresser. Si l'on minvitait à y participer,
il me fallait donc arriver rapidement pour me présenter et
pouvoir filmer.
Dans la troisième école à Bobigny, jai
eu de très bons contacts avec la direction, mais au niveau
des enseignants, la situation était assez délicate,
dabord parce quil y avait un autre tournage juste avant
le mien, et parce quensuite, plusieurs enseignants étaient
plutôt méfiants. Il ma fallu les rencontrer régulièrement
dans lécole, même si je ne les filmais pas. Finalement,
je suis entré dans quelques classes seulement en fin dannée.
Il faut bien avouer que faire un suivi sur trois écoles en
même temps, ce nest pas si simple
Indépendamment du fait quil sagissait
dune commande, est-ce que vous vous êtes senti personnellement
impliquer dans ce projet ?
Dès que la directrice du centre de Blanc-Mesnil est venue
nous faire part de ses intentions, jai tout de suite été
intéressé ; ceci sans doute parce que je garde un
souvenir douloureux de mes années décole
Pour ceux de ma génération, les relations parents/professeurs
nexistaient quasiment pas, et de toute façon, il était
légitime quun enseignant vous donne un coup de règle
sur la tête ou vous punisse sévèrement pour
un devoir non rendu, ou un comportement qui lui déplaise.
Les parents ne rentraient absolument pas dans ce genre de considérations,
et donnaient, de toute façon, raison au professeur. Cest
une chose qui ma toujours paru difficile à accepter,
et même blessé, parce que parfois jen ai éprouvé
une profonde injustice.
Jai toujours regretté davoir vécu douloureusement
cette période scolaire
Je me suis rendu compte au fur
et à mesure, et après mon adolescence, quen
réalité javais une soif de connaître
Mais, en ce qui concerne ma personnalité, je nai pas
trouvé, dans ces circonstances-là, les moyens de stimuler
cette envie dapprendre
Je nai eu quun seul professeur en 6ème qui a
su nous donner le plaisir détudier
La mythologie
grecque
Cétait un rêve !
. Si tous
les enseignants avaient pu être comme lui ! Cest lécole
que jaurais aimée avoir
Lécole idéale
UN FILM POUR RÉFLÉCHIR ET
PROVOQUER LE DEBAT
Par la diffusion de ce film, quels objectifs souhaiteriez-vous
atteindre ?
Je souhaiterais provoquer un débat sur lécole.
Si je nai choisi que des établissements où je
savais quil y avait une volonté dinstaurer un
dialogue et une concertation avec les parents, cest quil
me semblait important dapporter des éléments
positifs à la réflexion sur cette question.
Le but est également de pouvoir sadresser à
un plus grand nombre de parents et denseignants, et quà
partir de là, sans forcément sinspirer de ce
quils ont vu, ils puissent réfléchir et essayer
de mettre en place une forme de concertation dans leur établissement.
Je crois quil est important que des parents puissent se rendre
compte de lutilité de rencontrer des associations ou
des fédérations au lieu de se replier sur eux-mêmes
dans un individualisme peu constructif. Dune part, ils seraient
mieux informés pour assurer la sécurité de
leurs enfants, dans la mesure où ils comprendraient mieux
le fonctionnement de linstitution, dautre part, Ils
trouveraient de meilleures conditions pour penser et construire
lavenir non seulement de leurs enfants, mais aussi celui de
lécole.
En ce qui concerne, les enseignants, cette ouverture sur le dialogue
pourraient les aider à réfléchir sur leur pédagogie
et le rôle que peuvent jouer les parents. En tout état
de cause, cela devrait être plus positif que de leur fermer
la porte au nez en leur disant que ce qui se passe à lintérieur
de lécole, ce nest pas leurs oignons
Si, autrefois, le dialogue était inexistant, on assiste,
aujourdhui, à des affrontements, et personnellement,
je trouve cela absurde. Dans ce cas-là, ce sont des conflits
stériles entre personnes, alors pourquoi ne pas essayer de
sentendre et de positiver les actions des uns et des autres,
dautant quil sagit de lintérêt
de lenfant ?!
Dans ce genre de conflit, avez-vous vraiment pu constater
que cétait lenfant qui en pâtissait ?
Oui, par ricochet
les enfants ne sont pas des enfants de cur,
et ils peuvent jouer sur la rivalité entre les parents et
les enseignants, ce que montre dailleurs le film à
certains moments. Le climat devient alors malsain. Généralement,
ils se rangent du côté de lavis de leurs parents,
et cest alors lenseignement et lenseignant qui
sont dévalorisés. Dans ces conditions, lenfant
naura pas particulièrement envie dapprendre et
puisque ses parents ne respectent pas lécole, il ne
la respectera pas non plus.
Concernant certains problèmes, avez-vous pu observer
que des initiatives étaient mieux adaptées que dautres
?
Par exemple, en ce qui concerne les familles qui ne connaissent
pas le système scolaire, il est certain que, ce qui se fait
au collège Fabien, est tout à fait positif, et quil
faudrait aller dans ce sens-là. Lobjectif est damener
les parents à comprendre le système scolaire pour
quils puissent plus facilement suivre ce que font leurs enfants
à lécole.
Dans le cas de ce collège, beaucoup de parents participent
à des cours dalphabétisation pour apprendre
le français et se familiariser avec la société
française. Par ailleurs, ils nont en général
pas poursuivi de longues études, et sont particulièrement
impressionnés, voire très intimidés, par linstitution
scolaire. Il est donc bien évident que si on ne les sollicite
pas à venir, ils noseront pas faire la démarche
deux-mêmes, doù l importance capitale
des initiatives du genre de celles envisagées au collège
Fabien.
Cest un travail qui doit se faire sur la durée, et
ainsi progressivement, dannée en année, les
parents qui ont acquis la langue et connaissent mieux linstitution
peuvent informer dautres parents dans la même situation.
Toutes ces démarches sont très importantes.
Ceci concerne plutôt les familles en difficulté, pour
les autres, cest différent. Ils interviennent souvent
pour défendre leurs enfants
Mais, je ne dis pas quils
nont pas raison
LA
DÉFENSE DE LECOLE PUBLIQUE
Vous navez choisi que des exemples dans des écoles
publiques, est-ce aussi une volonté de défendre lenseignement
public ? et quest-ce que cela signifie que de vouloir le défendre?
Je lavoue, je suis un défenseur de lécole
publique, et je défends par là, les valeurs de la
République : liberté, égalité, fraternité
Bien sûr en France, il existe un service public qui cohabite
avec un service privé. Et il y a même des régions
où les écoles privées sont plus nombreuses
que les autres ( en Bretagne par exemple). Pour autant, elles néchappent
pas non plus à ce type de problèmes.
Dans un cadre plus général, mon analyse va dans le
sens de ce quexprime Philippe MEIRIEU. Depuis longtemps et
dans de nombreux domaines, je ressens lindividualisme comme
un phénomène ayant des conséquences néfastes
sur la société. Et on peut constater que lécole
de la République qui, à lorigine, prônait
légalité des chances, est devenue, dans bien
des cas aujourdhui, le lieu de conflits de stratégies
individuelles et de formes dexclusion.
Que ce soit du côté de linstitution ou des parents,
le point de vue adopté va bien souvent à lencontre
de la solidarité et des valeurs républicaines, et
cest en ce sens-là que je prends position. Cela ne
signifie pas pour autant que le service public nest pas malade
de lintérieur, et que le gouvernement fasse un débat
autour de lécole nest pas étonnant (même
si ce débat pose la question de savoir quest-ce quon
entend par débat ?), car, il y a bien crise de lenseignement
Elle ne concerne pas uniquement les difficultés de dialogue
entre parents et enseignants, mais renvoie surtout au fonctionnement,
flou et flottant, de linstitution : absence de grandes orientations
qui consolideraient les valeurs fondamentales du service public
en le faisant progresser avec des propositions stimulantes et novatrices.
De ce fait, les enseignants agissent au coup par coup sans vraiment
réussir à calmer les inquiétudes des parents.
Pour ce film, ma préoccupation principale a donc été
daller dans des établissements où des réponses
positives tentaient dêtre mises en place avec un état
desprit de concordance et de défense de certaines valeurs
me permettant dillustrer ainsi limportance du rôle
que doit jouer lenseignement gratuit pour tous dans lavenir
de notre société.
CHANGER DE
REGARD SUR LAUTRE par
Dominique DELATTRE
« Ce n'est pas parce que les parents ne viennent pas à
l'école que les enfants ont des difficultés, mais
c'est parce que les enfants ont des difficultés que les parents
ne viennent pas
»
L'école face aux parents, Analyse d'une pratique de médiation
- ed. ESF- Coll. pédagogies 1999
« On assiste à quelque chose dun peu fou, cest
que des victimes se retournent contre des victime !»
Catherine Le FICHANT, représentante de parents délèves
et enseignante
Quest-ce qui ne fonctionne pas entre parents entre l'école
et les familles ?
Cette question est à lordre du jour de différentes
rencontres, universités dété, colloques,
études, rapports, ouvrages, pamphlets. Face à la dégradation
des rapports entre lécole et la famille, le ministère
de lEducation Nationale et La Délégation Interministérielle
à la Famille ont pris en compte ce problème et tentent
depuis quelques années des initiatives, souvent inspirées
du terrain pour ré-instaurer un climat de dialogue.
Ces difficultés relationnelles se rencontrent actuellement
un peu partout et tout particulièrement dans les zones dites
sensibles. De part et dautre, lorsque apparaissent des difficultés,
on se renvoie la responsabilité par des procédés
de culpabilisation, quand on n'assiste pas à des comportements
violents touchant l'une ou l'autre partie.
L'incompréhension se fonde sur un tissus complexe de frustrations,
de méfiances, d'inexpériences, de méconnaissances
mutuelles, dont la conséquence principale s'illustre dans
le repli sur soi des deux parties.
Pourtant l'école demeure aujourd'hui encore pour certains
parente, source d'espoir. Pour dautres lécole
ne remplit plus sa mission et lascenseur social est en panne.
Doù une certaine inquiétude, voir une suspicion
dont les enseignants sont les premières victimes.
Avec l'enseignement obligatoire jusqu'à 16 ans, l'école
se présente comme l'instance démocratique de référence
: L'école pour tous. Elle saffiche également
comme lespace exemplaire de lintégration à
la française .
Malgré cette vocation déclarée,
lécole se révèle être encore une
machine à sélectionner qui reproduit
les inégalités sociales. La remise en cause du collège
unique pourrait accentuer ces inégalités et mettre
à bas la mixité sociale tant revendiquée.
Certains parents ont voulu davantage participer à la vie
scolaire
Depuis les années 70 certains parents ont voulu davantage
participer à la vie scolaire, et ceci fut ressenti comme
une intrusion par le corps enseignant
Dans les quartiers ou villes relativement aisées, nombreux
sont les parents qui possèdent un niveau détudes
supérieur aux enseignants (Bac+7). Lintérêt
et lexigence quils portent à la scolarité
de leurs enfants les conduisent à interpeller les enseignants
sur leurs méthodes denseignement, ce qui a pour effet
de provoquer chez ces derniers une certaine frilosité, voir,
des replis ou à des comportements défensifs et corporatifs.
D'un autre côté, dans les quartiers pauvres, les enseignants
se plaignent au contraire de l'absence des parents dans la vie scolaire
de leurs enfants.
Face à différentes difficultés rencontrées
par les parents résidant dans ces quartiers, la politique
de l'État, ces quinze dernières années, a consisté
à déposséder les familles dun certain
nombre de prérogatives, ou à leur attribuer des libertés
qu'ils n'ont pas demandées. Lécole, croyant
bien faire, a contribué à ces initiatives.
Ces situations contrastées et paradoxales constituent les
deux aspects les plus caractéristiques de ce que l'on nomme
la crise entre les parents et l'école. Deux forces s'opposent
ici : le service public (présenté comme lintérêt
général) et les intérêts individuels.
La médiatisation des violences et des rapports agressifs
entre parents, élèves et enseignants attise les incompréhensions
et les oppositions.
Léclatement des familles (divorces, familles recomposées,
Familles monoparentales) ainsi que les structures familiales venues
dautres traditions culturelles (polygamie par exemple) désorientent
le monde éducatif, habitué à se référer
à la cellule familiale occidentale classique. Linterlocuteur
nest plus toujours facilement identifiable.
Aujourdhui quels sont le rôle et la place de chacun
dans léducation ?
Dun côté, les enseignants jugent quon leur
en demande trop et que leur fonction initiale denseigner est
gangrenée par des fonctions éducatives quils
attribuent aux parents (éducation, hygiène, respect,
adaptation à lécole etc.).
La critique porte aussi sur l'incapacité de certains parents
à relayer le travail de l'école : surveillance des
devoirs, contrôle des cahiers, signature des carnets de correspondance,
et plus généralement qu'ils fassent entrer l'école
à la maison.
Pour l'école, l'éducation des familles demeure un
impératif parce qu'elle associe étroitement mobilisation
des familles et réussite scolaire.
En fait, les problèmes viennent de lextérieur
et non pas de lécole, ni de leurs pratiques pédagogiques.
Cest pour cette raison que certains chefs détablissements
font de leur collège ou lycée des citadelles, comme
si les élèves pouvaient laisser à la porte
dentrée, leurs soucis, leur mal de vivre
De lautre, les parents de couches populaires attendent de
lécole que leurs enfants réussissent et quils
soient valorisés. Ils attendent aussi que les enseignants
les estiment en tant que parents et ne les mettent pas sans cesse
en cause : l'échec scolaire et l'orientation les désignent
comme de "mauvais parents ayant fait de mauvais enfants."
Or, les familles populaires font, en général, confiance
au système scolaire ce qui est paradoxalement interprété
comme de la négligence ou comme une forme de démission.
Ces familles attendent de l'école qu'elle inculque des normes
et des règles communes aux enfants et quelle les traite
sur le même pied d'égalité.
Dans les milieux favorisés, les parents voudraient plus de
transparence et que leur avis soit mieux pris en compte. Ils considèrent
aussi quils ont un droit de regard sur ce qui se fait en classe.
Certains même deviennent envahissants jusquà
dicter aux professionnels ce quil faudrait faire
Certains encore pensent que l'école ne remplit plus son rôle
fondamental et quelle doit retrouver ses valeurs passées,
lorsquils étaient, eux-mêmes élèves
(ex : apprendre par cur, faire beaucoup de devoirs).
Un sursaut mais
Si, une partie du monde éducatif prend conscience du fossé
qui sépare lécole et les familles, des parents
et des établissements ont déjà tenté
d'agir en amont pour avancer des solutions. Ils ont développé
des actions fondées sur un partenariat éclairé
et sur un travail en réseau avec les associations et différents
organismes locaux et nationaux.
La déclaration de Zone d'Éducation Prioritaire colporte
une image négative. Les actions menées jusqu'ici n'ont
pas abouti aux résultats escomptés. La mise en fonction
de "médiateurs" n'a pas non plus donné de
résultats escomptés.
Le Ministère de l'Éducation Nationale a donc relancé
un nouveau programme pour obtenir davantage d'efficacité.
Cette volonté politique n'échappe pas au soupçon
de constituer un contrôle social dans les quartiers
sensibles, d'où une certaine vigilance de part et d'autre.
Des initiatives se multiplient pour améliorer les relations
entre les parents et lécole. Aujourdhui, certains
IUFM proposent aux étudiants et jeunes professeurs stagiaires
des modules sur cette thématique. Il nen reste pas
moins que ces formations sont facultatives et quil est difficile
de convaincre les jeunes étudiants de sintéresser
à la relation avec les parents.
Les Fédérations de parents délèves
sont bien sûr favorables à toute initiative revalorisant
le rôle des parents afin quils deviennent des partenaires
à part entière. Les fédérations participent
activement à ces modules.
Elles développent de leur côté des formations
pour leurs adhérents afin de comprendre les rouages du système
scolaire et ainsi devenir des interlocuteurs avisés et actifs.
Reste que, du côté des enseignants comme du côté
des parents, avec le temps, les interlocuteurs changent. Un chef
détablissement qui aura fondé patiemment son
projet détablissement en intégrant un partenariat
avec les parents, peut voir son successeur le défaire en
quelques mois.
Il en est de même en ce qui concerne linvestissement
des parents dans le projet décole. Le passage de relais
entre parents sur certains établissements peut être
problématique et remettre en cause un travail élaboré
avec léquipe pédagogique.
Donc malgré les bonnes volontés, les initiatives de
part et dautre, ce nest pas gagné. Il semble
quil y ait encore beaucoup de travail pour convaincre les
différents acteurs de se positionner autrement et de changer
leurs regards.
Tout revient en fin de compte au rapport entre lintérêt
individuel et lintérêt collectif. Quelle école
voulons-nous et pour quoi faire ? Car si les intérêts
individuels sont légitimes, ils ne doivent pas rentrer en
conflit avec lintérêt commun comme le souligne
Philippe MEIRIEU.
Filmographie
du réalisateur
DOMINIQUE DELATTRE Tel. : 06 76 86 15 78
________________________________________
Réalisateur, Scénariste et formateur
Films institutionnels, magazines TV, documentaires
1985 On veut du futur (magazines TV - 30 minutes le numéro)
Assistant réalisateur et monteur de 7 magazines pour France
3 Ile-de-France, , Production UAP, Europe Vidéo Broadcast,
France 3
Clip vidéo (3 mn) Assistant monteur, Production : Ministère
des droits des femmes, RED DEF
Cirques en France (magazines TV - 2 X 25 mn,) assistant réalisateur
France 3, Ile-de-France, Europe vidéo broadcast
1988 Fiesta de la Patria Gaucha (documentaire TV - 4 X 20 mn,) réalisateur
et monteur, Production Canal 5, Montévidéo, Uruguay
1989 Cultura para la ciudad de Montevideo (film de commande - 20
mn) réalisateur, production Departemento de cultura de la
Intendencia,
1993 le jardin secret de Mercedes Naveiro (documentaire poétique
- 11 mn) réalisateur et monteur, production Maison de geste
et de lImage
1994 Le héron des Andes (fiction/documentaire - 26 mn) chargé
de production et assistant-réalisateur, co-production La
Cathode, France 3, Orchidée, Audiovisuales Colombie
1997 Photos de classe (documentaire - 26 mn) réalisateur
et monteur, production La Cathode, le FAS, centre Social de Stains,
Périphérie
1999 Le scénario conjugal (documentaire - 52 mn) réalisateur,
Production Ministère de lEmploi et de la Solidarité,
Fondation de France, le FAS, le Conseil Général de
la Seine-Saint-Denis, La Cathode
2001/2003 Le grand malentendu (documentair - 52mn), réalisateur,
Production Ministère de lemploi et de la solidarité,
Conseil Général du 93, Telessone, CNC, La Cathode
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OUVRAGES
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on enseigne ! Visite guidée du collège à lusage
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: portraits de groupes, INRP, Paris, 1995
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et savoir dans les banlieues et ailleurs, Armand Colin, 1992
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lieux, Paris ESF, réed. 1999
La violence en milieu scolaire 2 : Le désordre des
choses, Paris ESF, 1998
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un collège enfin démocratique, Seuil, 2000
DEFRANCE B., La violence à lécole, Paris,
Syros, 2000
DEFRANCE B., Les parents, les profs et lécole,
Paris, Syros, 1998
École, familles, le malentendu, sous la direction
de François DUBET, Testuel,1997
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: de lurgence à la maîtrise, Hachette Éducation
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l école, Syros, 1999
Lécole contre les parents, INRP, 1999
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2000
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un dialogue impossible ? : vers lanalyse sociologique des
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MIGEOT-ALVARADO Judith, La relation école-familles
: peut mieux faire, ESF, collection Pratiques et enjeux pédagogiques,
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THIN D., Quartiers populaires : lécole et les
familles, Presses universitaires de Lyon, 1998
VERNUS Michel, Parents délèves en marche,
40 ans dhistoire de la FCPE (1947-1987), ed. Martinsart, 1987
Revues
La voix des parents, revue bimestrielle de la Fédération
PEEP,
89-91 Bld Berthier, 75847, Paris cedex 17
Adresse internet : http://www.peep.asso.fr
Courriel : peep@peep.asso.fr
La revue des parents, revue mensuelle, le magazine de la
FCPE,
108, avenue Ledru-Rollin, 75544, Paris CEDEX 11
Lettre mensuelle, La famille et lécole, FCPE
Adresse Internet : http://www..fcpe
.asso.fr
Courriel : fcpe@fcpe.asso.fr
Le Monde de lEducation, Les parents à la rescousse,
Septembre 2001
Institutions et familles, Revue de lAIS, n°7 :
Belmont B.,
Un partenariat éducatif est-il possible avec les parents
?
Le Monde de lÉducation, Dossier : Famille, le
grand chambardement n° 264, Novembre 1998
La Croix, Parents et adolescents, comment trouver la bonne
distance, numéro Hors série Janvier 1998
Colloques, travaux universitaires,
rapports
Laide à la fonction éducative des parents en
milieu scolaire, Rapport final, INRP/DIF, 2001
Les relations parents-école : un enjeu pour la réussite
scolaire des jeunes, Actes de lUniversité dété
2001, IUFM de Créteil, coordination J-L. AUDUC.
Les familles et lÉcole : une relation difficile,
CNDP Vie Ecole Intégration
Ecole, famille, je taime, moi non plus
, Actes de la journée détudes du 10 Janvier
2000, Hachette Education 2000
Parents ou familles : critique dun vocabulaire générique,
GLASMAN D., in revue du CRE, Université de Saint-Etienne
Lorientation scolaire en question : pour une autre
psychologie de léducation, GROUPE FRANÇAIS DEDUCATION
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Enseignants-Parents-Partenaires : relance des zones déducation
prioritaires, Ministère de lÉducation Nationale,
1998
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pour une co-éducation, Territoires : Ecoles, collectivités
locales, cahier 2 n°429, Juin 2002
SITES
RESSOURCES
Réseaux découte, dappui et daccompagnement
Site : www.famille.org
École des parents et des éducateurs
5, impasse de Bon-Secours, 75011, Paris, tel : 01 44 93 44 70
Fédération des Associations
de Parents délèves de lEnseignement Public
29, rue du Fg Poissonnière, 75009, Paris, tel : 01 47 70
77 08
FCPE (Fédération
des Conseils de Parents dÉlèves des Écoles
Publiques)
108, avenue Ledru Rollin, 75001, Paris, tel : 01 43 57 16 16
Site internet ) : http://www.fcpe.asso.fr
Courriel : fcpe@fcpe.asso.fr
FPEEP (Fédération
des Parents dÉlèves de lEnseignement Public)
89, Bd Berthier, 75017, Paris, tel ; 01 44 15 18 18
Site internet, : http :/ / www.peep.asso.fr
Courriel : peep@peep.asso.frÉcole de Saint-Didier-sous-Riverie
Site internet : http://ecole.saint.didier.free.fr/cooperation.htm
Ecole et Famille : Centre de Proximité et de
Ressources
Ruelle Darras, 95310, Saint-Ouen LAumône, tel : 01 34
30 00 30
Courriel : Ecoleetfamille@freesurf.fr
Filmographie
du réalisateur
Dominique DELATTRE
Tel : 06 76 86 15 78
Réalisateur, Scénariste et formateur
Films institutionnels, magazines TV, documentaires
1985 On veut du futur (magazines TV - 30 minutes le numéro)
Assistant réalisateur et monteur de 7 magazines pour France
3 Ile-de-France, , Production UAP, Europe Vidéo Broadcast,
France 3
Clip vidéo (3 mn) Assistant monteur, Production : Ministère
des droits des femmes, RED DEF
Cirques en France (magazines TV - 2 X 25 mn,) assistant réalisateur
France 3, Ile-de-France, Europe vidéo broadcast
1988 Fiesta de la Patria Gaucha (documentaire TV - 4 X 20 mn,) réalisateur
et monteur, Production Canal 5, Montévidéo, Uruguay
1989 Cultura para la ciudad de Montevideo (film de commande - 20
mn) réalisateur, production Departemento de cultura de la
Intendencia,
le jardin secret de Mercedes Naveiro (documentaire poétique
- 11 mn) réalisateur et monteur, production Maison de geste
et de lImage
1994 Le héron des Andes (fiction/documentaire - 26 mn) chargé
de production et assistant-réalisateur, co-production La
Cathode, France 3, Orchidée, Audiovisuales Colombie
1997 Photos de classe (documentaire - 26 mn) réalisateur
et monteur, production La Cathode, le FAS, centre Social de Stains,
Périphérie
1999 Le scénario conjugal (documentaire - 52 mn) réalisateur,
Production Ministère de lEmploi et de la Solidarité,
Fondation de France, le FAS, le Conseil Général de
la Seine-Saint-Denis, La Cathode
2001/2003 Le grand malentendu (documentaire 52 mn), réalisateur,
Production Ministère de lemploi et de la solidarité,
Conseil Général du 93, Telessone, CNC, La Cathode
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