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L'EXCLU
: ACTEUR OU VICTIME ?
"Comment je m'en sors
?" est la question que tout le monde se pose en matière d'insertion,
des acteurs sociaux aux exclus eux-mêmes. Se poser la question est
déjà un début de réponse. La loi contre l'exclusion
semble amener des solutions, mais souvent les travailleurs sociaux ne
savent pas comment motiver les exclus pour les aider à s'insérer.
Sont-ils relégués parce qu'ils sont différents ?
Sont-ils des victimes de la société ? Explorer la psychologie
d'une personne en démarche d'insertion, c'est chercher à
comprendre pourquoi un individu s'est retrouvé dans une situation
difficile. Une des idées reçues sur la notion d'insertion
est que chacun est acteur de son destin. Pour les exclus cette idée
est difficile à faire passer, ils se posent avant tout en victime,
comment alors changer cette idée pour bâtir un projet professionnel
et social ?
Le processus d'individualisation
contraint tout un chacun à puiser dans ses ressources et son énergie
personnelle pour s'insérer. Aujourd'hui il faut agir pour ne pas
être exclu du lien social. Les sans-emplois se retrouvent face à
une souffrance sans nom dont une des sources a pour origine l'injonction
paradoxale à atteindre ce que la société n'est pas
en mesure de leur offrir. Comment vivent-ils cette situation angoissante
? C'est en partie à cette question que ce film tente de répondre
en interrogeant des personnes qui vivent l'exclusion au quotidien.
L'EXCLUSION
MALADIE SOCIALE OU MALADIE MENTALE ?
Les structures qui
s'occupent d'insertion prennent en compte l'individu dans sa totalité.
Le parcours d'insertion semble être largement dépendant du
nombre et du type d'handicap de départ. Une des questions au coeur
du problème de l'exclusion est la suivante : l'état de souffrance
de l'exclu relève t-il de la sphère sociale ou de la sphère
mentale ? En répondant à cette question les témoins
essayent de faire la part des choses entre ce qui relève de leur
passé et des conditions sociales qu'ils vivent.
L'effort demandé
aux personnes pour s'insérer est en général bien
supérieur à celui qui est demandé aux personnes bien
intégrées socialement. La toxicomanie, l'alcoolisme, la
tentative de suicide ne sont pas toujours la conséquence d'une
pathologie mentale, mais de conditions de vie insupportables. Cette souffrance
psychique est plus souvent cachée qu'exprimée explicitement,
les personnes en situation de précarité et d'exclusion n'expriment
jamais directement leur souffrance psychique. Beaucoup souffrent et certains
refusent ce monde qui ne les attend pas.
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SOMMAIRE
: Relations Parents / Ados |
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